• La démarche artistique

    L’idée de départ est de travailler sur les sonorités des objets du quotidien. Il s’agit de prendre l’objet simplement, pour sa singularité, ses défauts, ses qualités.

    Secouer, frotter, gratter, caresser, frapper, faire tourner, souffler, briser ; le but est de chercher toutes les possibilités d’agir sur l’objet pour obtenir des sonorités différentes. Ce travail est largement inspiré par le courant lutherie sauvage.

    A partir de cette recherche sonore, ils décident de reprendre l’œuvre de Prokofiev et d’y ajouter des bruitages. Au fur et à mesure de nos expérimentations, les musiciens ont décidé d’abandonner le texte pour laisser l’auditeur libre d’imaginer.

    Certaines parties du texte sont évoquées par une ambiance sonore comme, la marre aux canards avec des happeaux et des sonorités aquatiques très réalistes.

    Le duo a transformé les dynamiques des personnages de l’histoire. Ainsi, en ralentissant le thème de l’oiseau, le vif volatil est devenu soudain beaucoup plus lourd et plus maladroit.

    Puis ils ont commencé à improviser sur les thèmes à partir d’objets du quotidien et, se prenant au jeu de l’improvisation, ont quitté peu à peu les thèmes et gardé des accords qu’ils ont fait tourner en boucle.

    Et petit à petit, par tâtonnements, par analogie, ils ont créé une musique singulière qui les anime et qu’ils aiment partager avec le public.

    La musique se suffit à elle-même, pas de voix off, ni de dialogues, rien que la musique.